Kroton a Ginevra con la mostra fotografica ‘O Dieux de Crotone!

Rassegna Stampa

Da il Crotonese

Articolo di Damiano Lacaria

Questa mostra è un viaggio alla scoperta di una città dimenticata attraverso i frammenti che il mare e la terra ci hanno restituito a testimonianza dell’epoca d’oro in cui Crotone era la capitale della Magna Grecia”. Con queste parole l’assessore regionale alla Cultura, Mario Caligiuri, ha commentato la mostra ‘O Dieux de Crotone! Lieux et témoignages du sacré à l’interieur d’une ville antique de Calabre’, che è esposta a Ginevra al Batiment Uni Dufour dal 1° ottobre fino al 22 dicembre, per proseguire a Parigi presso l’Histitut national d’histoire de l’art dal 15 gennaio al 1° aprile per poi tornare in Calabria, dove sarà organizzato un grande evento espositivo.

L’esposizione di fotografia archeologica, proposta da Expo Crotone, documenta la ricchezza dei beni archeologici calabresi, mostrando al pubblico capitelli di marmo finemente scolpiti, vasi le cui immagini narrano aneddoti mitologici, monete d’argento emesse dalla zecca di Kroton.

Manufatti provenienti dalle più importanti botteghe di lavorazione delle ceramiche e dei metalli e monete rinvenute rammentano che alcune delle nostre produzioni tipiche affondano le loro radici in un passato in cui l’antica Kroton era al centro degli scambi del Mediterraneo.

Unicità e grandezza che non sfuggono alla soprintendente per i beni archeologici della Calabria, Simonetta Bonomi, al direttore del museo di Crotone, Domenico Marino, a studiosi di fama internazionale quali Lorenz Baumer, profesore di archeologia classica presso l’Università di Ginevra e a Martine Denoyelle, consigliere scientifico per l’archeologia e la storia dell’arte antica dell’Istituto nazionale di storia dell’arte di Parigi che insieme hanno organizzato la mostra.

L’intero impianto iconografico e grafico è stato realizzato da Jurg Zbinden, uno dei più importanti fotografi specializzati nel settore archeologico. Caligiuri ha aggiunto che “Sono queste le ricchezze su cui investire in modo sistematico per costruire le nuove opportunità di sviluppo della Regione, mettendo in rete tutte le nostre risorse. Ed è su questi temi che, su indicazioni del presidente Scopelliti, stiamo costruendo un nuovo futuro valorizzando risorse naturali e patrimonio culturale”.

O dieux de Crotone!, Locandina

Presentazione

Exposition de photographies archéologiques

Genève, Université, bâtiment Uni Dufour, du 1er octobre au 22 décembre 2010, lundi-vendredi, 7h30-20h00

Paris, Institut national d’histoire de l’art, INHA, 15 janvier au 1er avril 2011,

Les dieux grecs n’ont, depuis l’antiquité, rien perdu de leur pouvoir de fasciner. Ils nous font découvrir une facette du monde antique qui a laissé son reflet dans des bâtiments, simples ou magnifiques, et dans d’innombrables œuvres d’art. Qu’elles soient en marbre ou en terre cuite, en bronze ou en argent, ou même en or ou en ivoire, elles sont souvent d’une qualité exceptionnelle. Les dieux ont été représentés par des statues, sur des reliefs sculptés, sur les monnaies ou sur les vases peints.

Mais les œuvres d’art étaient beaucoup plus que de simples illustrations et les dieux beaucoup plus que des manifestations de la pensée religieuse ou des personnifications abstraites : les rites qui leur étaient destinés faisaient partie de la vie de la cité, non seulement pendant les grands jours de fête, mais encore dans la vie quotidienne. Des sanctuaires, monumentaux ou modestes, se trouvaient dans la zone urbaine aussi bien que dans les régions éloignées où ils marquaient notamment les limites du territoire de la cité. Les dieux et leurs sanctuaires étaient, en particulier dans la culture grecque, un élément central et formateur de la vie privée, sociale et politique. Ainsi, chaque cité grecque avait son propre caractère religieux, son propre panthéon.

Les sources littéraires nous parlent souvent de la grandeur des cités antiques et de l’importance de leurs sanctuaires. C’est aussi le cas de l’antique Crotone, une des plus importantes villes de la Grande Grèce, en particulier aux 6e et 5e siècles av. J.-C. Crotone a hébergé de grands personnages comme le philosophe Pythagore et son école, ou le célèbre général Milon, pour ne mentionner que les deux plus éminents. De Crotone venaient les meilleurs athlètes et les plus belles filles, comme on l’assurait jusqu’en Grèce. Le sanctuaire d’Héra Lacinia sur le Capo Colonna était un centre religieux dont le rayonnement dépassait de beaucoup les frontières de la cité.

Aujourd’hui, cette grandeur de Crotone s’est largement estompée, et la ville antique est presque entièrement recouverte par la ville moderne. Les sanctuaires ont disparu, enfouis sous terre, à l’exception de l’unique colonne qui reste encore du temple d’Héra Lacinia et qui a donné son nom au cap qu’elle marque de son empreinte depuis l’antiquité (Capo Colonna). Crotone antique semble dormir, dans un paysage qui n’a rien perdu de sa beauté, adossé à la mer Ionienne, avec ses grandes plaines entourées de collines et de magnifiques montagnes.

Le temple de Capo Colonna n’était pas le seul sanctuaire de la cité de Crotone, comme nous le révèlent les textes littéraires. Les pelles des archéologues en ont découvert d’autres, comme celui d’Apollon Alaios situé de l’autre côté du territoire crotoniate. Et on peut s’attendre à ce que d’autres s’y cachent encore.

Et en ville ?

Assez souvent, à l’occasion de travaux d’aménagement ou de construction, on dégage dans la Crotone moderne quelques vestiges antiques, restes d’habitat, de monuments publics ou de sanctuaires. Ce sont moins les murs qui impressionnent l’œil du spectateur que les œuvres d’art que l’on y trouve. Pour autant que l’on relève soigneusement tous les indices, les vestiges archéologiques permettent de reconstituer ce que le sol de Crotone n’a à ce jour que très partiellement livré : ils nous parlent des dieux. Et ils nous en parlent avec une beauté et dans une qualité assez souvent exceptionnelle, qu’il s’agisse d’un relief en marbre dédié à Héra, qui est unique, d’une petite tête sculptée d’Apollon ou du fragment d’un acrolithe, seul vestige d’une statue de culte d’Athéna autrement perdue.

L’exposition et le catalogue qui l’accompagne invitent donc les visiteurs et les lecteurs à partir pour un voyage de découverte : découverte d’une cité oubliée et de ses dieux, à travers les vestiges archéologiques, en particulier dans la zone urbaine. Ce sont les œuvres qui nous parlent de ces dieux qui sont le cœur de cette exposition, les sculptures de grand format, les reliefs ou les statuettes en bronze, mais aussi les petits objets d’usage quotidien comme les tuiles estampillées ou les monnaies qui portent les images ou les symboles d’Apollon, d’Héraclès, d’Héra ou d’Athéna.

Pour raconter l’histoire des sanctuaires et cultes de Crotone nous avons choisi la photographie. Ainsi au talent de l’artisan qui a créé les objets antiques s’allie la sensibilité du photographe qui sait, par sa maîtrise de la lumière et de l’ombre, souligner la beauté et rendre visibles les détails de chaque œuvre, qui risqueraient autrement d’échapper au regard du spectateur. Chaque image est le résultat d’une intense collaboration entre le photographe et l’archéologue. Elle est en même temps une œuvre d’art photographique qui permet littéralement de voir les objets antiques sous une nouvelle lumière.

Site web : http://www.expo-crotone.com

Une exposition réalisée par l’Unité d’archéologie classique du Département des sciences de l’antiquité de l’Université de Genève, en collaboration avec l’Office territorial de Crotone et Sila, Surintendance pour le patrimoine archéologique de la Calabre et l’Institut national d’histoire de l’art, INHA, Paris

Photographies : Jürg Zbinden, Berne

Contact: Virginie Nobs, [email protected], Prof. Dr. Lorenz E. Baumer, [email protected]

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